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L'avenir de la France n'est pas encore écrit

{Play}La mondialisation continue encore d'être considérée comme définitive et inévitable, mais le processus de dé-globalisation a déjà commencé et progresse rapidement aux États-Unis et en Europe. Il stoppera la dérive oligarchique de notre société.

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Nous vivons dans un monde globalisé, où tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d'une oligarchie financière omnipotente, qui voit ses distances se rétrécir, son air se polluer, ses mers mourir, ses habitants se multiplier à l'infini, ses injustices s'installer profondément, ses institutions s'encrasser, ses monuments se délabrer. Un monde où l’idéologie capitaliste domine, où le mérite et la responsabilité individuels sont finalement réduits à la recherche d’un avantage personnel. Nous avons oublié la notion du bien public et des valeurs traditionnelles telles que la justice, la loyauté, la défense de la vie, de la planète ou des peuples, l'amour pour la connaissance, la science, mais aussi le sacrifice pour les autres, etc.

Ainsi, au lieu d’envisager une échelle de valeurs plus honorable, plus noble, dans laquelle l’éthique peut s'aligner avec la justice et le bien commun, des érudits, élus par la démocratie, osent applaudir les dérives démocratiques qui favorisent l’absence de liberté individuelle et de responsabilité morale, la mise en place de lois liberticides, et leur irresponsabilité devant ceux à qui ils doivent leur position. Le peuple leur demande d'être considéré avec plus de compassion.

Nous ne comprenons pas qui, et à quelle fin, lutterait pour des politiques de justice sociale, l'élimination du libre-arbitre et la logique déterministe. Ayant perdu toute action visant le "bien", les déclarations de ces penseurs apparaissent contradictoires. Dans cette perspective, pour donner un exemple, même la figure du héros disparaît de l'histoire humaine. La possibilité de construire une société différente, de transformer le monde et les relations sociales, de lutter contre l'exploitation capitaliste, son système et son idéologie devient tout simplement impensable.

Il devient impossible d’aspirer à un développement culturel de l’homme lorsque le libre-arbitre comme base de l’éthique est privé de tout sens. Tout au plus, cette élimination de la liberté et de la responsabilité personnelle est-elle compatible avec une attitude pragmatique. Bien que la plupart des penseurs de la position déterministe rejettent expressément le nihilisme, idéologie qui refuse toute contrainte sociale, en présentant une vision humaniste sans illusions, cette vision du monde est conforme à la pensée décadente du post-modernisme, qui renonce à la véritable auto détermination humaine en faveur de positions faibles à horizon limité.

Le mécanisme pur, la théorie de la conscience illusoire de la liberté humaine, la suppression de la responsabilité individuelle conduisent finalement à l'inaction et, en ce sens, à des idéologies nihilistes et fatalistes, tout au plus à un stoïcisme vulgaire, à la négation même de la volonté de vivre. Avec l'élimination de la responsabilité et de la liberté individuelle, on peut même imaginer une société totalitaire dans laquelle des individus, incapables d'agir et de planifier et totalement contrôlés, empruntent des chemins déjà tracés, sans aucun degré de liberté.

Ce n'est peut-être pas par hasard que la mondialisation, cette conception qui semble fonctionner pour le maintien du statu quo, se répand précisément dans une ère de décadence, dans laquelle l'alternative au capitalisme semble être vaincue et l'homme ne semble plus se contrôler ni contrôler son destin.

Mais il s'agit d'une position contestable. Il suffit de regarder les événements historiques, dans lesquels les acteurs ont été confrontés à des choix possibles et ont opéré d’une certaine manière et non d’une autre, entraînant des conséquences, même de très grande importance, sur le même parcours.

L'idée de déterminisme n'a pas de base. La liberté humaine, bien que conditionnée par des contraintes biologiques, historiques et culturelles, ainsi que par les relations sociales et économiques existantes, laisse néanmoins ouvertes les options qui rendent compte du facteur humain, celui qui détermine le processus historique. La dé-globalisation, entamée depuis le début du mandat de Donald Trump aux Etats-Unis, nous fournit les premiers signes qu'un autre destin pour l'humanité est possible, basé sur un système de valeurs et de normes qui remettrait au centre de la vie en société l'homme, et non plus les oligarques.

En France, les Gilets jaunes ont initié la demande fondamentale d'une participation permanente du peuple aux décisions politiques, économiques et sociales qui définissent leur destin.

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