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NASA : Donald Trump vise la Lune

{Play}Les Etats-Unis, décidés à entrer dans la course à l'espace, déclarent leur détermination par la voix de Donald Trump. Pour le président américain, la Lune est redevenue le principal objectif de l'humanité pour conquérir l'espace au-delà de l'orbite terrestre.

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Après Apollo 11, voilà déjà 50 ans, le programme nommé SPD-1 (Space Policy Directive, Directive de politique spatiale) vient d'être lancé. Il s'agit de construire, à partir de 2025, une base permanente sur le satellite de la Terre après avoir installé, dans une première phase, une station orbitale. La Lune est donc de nouveau dans l'air du temps un demi-siècle après le premier vol habité par les humains. C'est en effet le 24 décembre 1968 que les astronautes d'Apollo 8, Borman, Lovell et Anders ont réalisé le rêve insensé de tourner autour d'un autre corps céleste du cosmos. Borman, le commandant du vol, lut alors cette phrase : "Et Dieu créa le ciel et la terre ...". Puis, le mois de juillet suivant, Armstrong et Aldrin ont posé les pieds, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, sur cette astre familier et voisin de la Terre.

Barack Obama rêvait de Mars, Donald Trump et ses proches collaborateurs visent le retour sur la Lune. Il semble que le temps de la reconquête de l'espace est redevenu une priorité. Le premier objectif est la création d'une station spatiale placée en orbite autour de la Lune. Ensuite, il s'agira d'établir une base lunaire qui sera le point de départ et le passage intermédiaire pour aller sur Mars.

Les États-Unis, la Russie et l’Europe collaborent déjà au programme de la Station spatiale internationale

Les nouveaux plans spatiaux enthousiasment tous les ingénieurs du monde de l'aérospatial qui voient s'ouvrir un nouvel avenir dans l'espace, un essor formidable pour les entreprises technologiques de pointe déjà concurrentielles aux États-Unis. Par exemple, cela renforcera l'industrie du voyage dans l'espace, mise en avant par l'entreprise Space X d'Elon Musk. Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon, investie lui aussi lourdement dans l'industrie spatiale avec son "Blue Origin".

De nombreuses agences spatiales se joignent à ce projet autour des activités qui vont être mises en chantier pour concrétiser le retour de l'Homme sur la Lune. L'Agence spatiale européenne (ESA), par l'intermédiaire de son directeur général, Johann Woerner, a annoncé un projet de stratégie globale à long terme, le projet "village lunaire". La Russie, de son coté, a récemment affiché son intention d'envoyer des cosmonautes sur la lune d’ici 2030, ce que les Chinois veulent faire d’ici 2030, juste après l’achèvement de leur station spatiale en orbite terrestre. Les États-Unis, la Russie et l’Europe collaborent déjà au programme de l’ISS, la Station spatiale internationale, qui permet de partager de nombreux programmes de recherche.

Déjà sur les tables des principales entreprises du secteur dans différents pays, de plus en plus de projets de stations spatiales internationales lunaires naissent. L'ambition est de se projeter après l'ISS, dont la fin est programmée pour 2025. Donald Trump a signé, en décembre 2018, la "Space Policy Directive 1", qui encourage la NASA à créer le programme qui ramènera l'Homme sur la Lune. L'administrateur de l'agence spatiale américaine, Jim Bridenstine, est prié de bâtir un projet d'exploration ambitieux qui associe largement des partenaires captifs, et ainsi d'entamer la voie pour mettre au point les chantiers qui vont permettre les futures expéditions vers Mars.

La NASA, dont le budget de mise en œuvre de la SPD-1 est inclus dans son budget 2019, a mis un terme aux études entamées sous l'administration Obama dont l'objectif était l'envoi d'équipages en mission exploratoire sur des astéroïdes.

Le président Trump a organisé une cérémonie officielle à la Maison Blanche à laquelle participaient certaines personnalités de l'astronautique, telles que les deux anciens protagonistes du débarquement lunaire de Buzz Aldrin (Apollo 11) et Harrison "Jack" Schmitt (Apollo 17), en plus des astronautes actuels Peggy Whitson et Christina Hammock-Koch.

D'ici 2025, la SPD-1 envisage des missions humaines au-delà de la Lune, notamment vers un astéroïde et vers 2035, elle espère pouvoir envoyer des êtres humains sur l'orbite martienne et les renvoyez-en toute sécurité sur Terre.

Le financement sera l'une des premières tâches que Jim Bridenstine devra établir. Membre du Congrès du parti républicain, Bridenstine est un partisan du "Moon Project" et de la collaboration de la NASA avec des entreprises privées. Mais il faudra attendre fin 2019 pour commencer à voir les premières mesures concrètes. Il reste à développer les technologies pour parvenir aux objectifs ambitieux de cette aventure qui s'annonce et à s'attendre aux extraordinaires répercussions pour le monde.

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