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Le parti européen de Macron financé par Bayer-Monsanto

{Play}Marine Le Pen, dont le parti Rassemblement national (RN) est au coude à coude avec celui d’Emmanuel Macron dans les intentions de vote pour les élections européennes, a durement critiqué l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ALDE) d'avoir reçu de l’argent de Bayer-Monsanto, le vendeur du glyphosate, un herbicide critiqué.

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Pour mettre fin à toute confusion, le bureau du parti a décidé aujourd'hui de mettre fin à tout sponsoring d’entreprises, écrit son président, Hans van Baalen. Cette affaire a pris de l'ampleur lors du 20 heures de France 2, quand la chaîne a rappelé qu’il était strictement impossible pour une entreprise en France de financer les partis politiques.

Des conflits d’intérêt sont évidemment à craindre

Par contre, au Parlement européen, le financement par une entreprise est autorisé. Il est donc facile d’imaginer les connivences et magouilles que cela pourrait engendrer. France 2 a précisé que ces financements sont légaux jusqu'à 18 000 euros par an et par entreprise.

Dans ce contexte, des conflits d’intérêt sont évidemment à craindre. En novembre 2018, l’ALDE organisait un congrès en Espagne, précisément à Madrid, en partie financé par de grandes entreprises telles que Microsoft, Google et même Bayer, le fabriquant du glyphosate depuis le rachat de Monsanto.

D'après le Parlement européen, depuis les dernières élections en 2014, Il s’avère que les entreprises ont ainsi donné plus de 425 000 euros à l’ALDE. Comme France 2 l’a précisé, ces financements sont pour les lobbies une chance de plus d’influencer les politiques.

Interrogé sur le sujet, Stéphane Séjourné, directeur de campagne LREM aux européennes, a prétendu qu’il découvrait, en même temps que tous les français, cette histoire de financement. En quelque sorte, chez LREM, le parti du Président Macron 500 000 euros passent pour des clopinettes. Les entreprises concernées ont choisi de botter en touche parlant de parrainage et non de financement, ne sachant pas que l’interdiction vaut aussi pour le parrainage.

Cette affaire est la première révélée de façon indiscutable et qui conforte le doute sur toutes les rumeurs concernant le financement de la campagne électorale d'Emmanuel Macron pour la présidence de 2017. Au moment où les voix de nombreuses personnalités politiques et de la société civile s’opposent à la violence extrême des forces de l'ordre envers les Gilets jaunes, au moment où le système français connait une crise de crédibilité aux yeux du monde, il est évident que la politique du chef de l'Etat inspire de moins en moins confiance en France, en Europe et au delà.

Emmanuel Macron veut exporter l’étatisme

La lettre adressée, le 4 mars, à travers une publication dans tous les grands journaux de chaque pays, aux citoyens des membres de l’Union Européenne, détaille sa vision concernant l’avenir de l’UE. Depuis cette publication de nombreuses polémiques et quelques réponses cinglantes ont empli les pages de journaux et des heures de débats un peu partout en Europe. Loin de rapprocher les points de vue, les propos et la méthode employée pour promouvoir le projet européen de Macron ont eu comme effet d’attiser et même de fortement énervé, presque tous les dirigeants et les politiciens européens. Les discours et prises de positions de Macron sont moqués et finissent par être totalement improductifs.

Le président français a toujours affiché son attachement à l’idée d’une Union européenne plus forte et institutionnellement plus développée. Sa conception d’une "Europe puissante" est une vision française qui n’emporte pas l’adhésion chez les autres pays membres pour qui ce type de projet est plus dangereux que bénéfique.

Cette idée de puissance cache un moyen d'installer la bureaucratie française dans le reste de l’Europe. Le système français est devenu, pour la plupart des pays du monde, étatique, sclérosé, entre les mains d’une oligarchie omnisciente, aidé par des médias dociles. C’est là que se situe la faiblesse du projet européen. Emmanuel Macron veut exporter l’étatisme, pourtant si nuisible en France, qui montre chaque jour ses limites. Les pays qui se portent très bien sans lui, n’en veulent pas du fiasco français.

Il est dès lors navrant de constater qu’Emmanuel Macron, très européen dans le discours, n’a de cesse de promouvoir une Europe étroitement ramenée aux cécités et scléroses françaises. Pour lui, la France n’est pas capable à se moderniser dans le contexte d’une Europe libérale, c’est donc à l’Europe de se plier aux considérations sociales qui prévalent en France. Heureusement il s'agit d'une utopie.

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