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Les vœux décalés de Macron, et ceux de May, Merkel et Trump

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{Play}Emmanuel Macron contraint de constater la colère des Français, Theresa May essayant désespérément de sortir du labyrinthe du Brexit, Angela Merkel qui a déjà recueilli ces derniers mois le mécontentement des électeurs et Donald Trump qui veut à tout prix un mur à la frontière avec le Mexique, ils et elles ont adressé leurs vœux pour l'année 2019 à leurs électeurs.

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Donald Trump qui veut à tout prix un mur à la frontière avec le Mexique, mais qui devra maintenant le négocier avec un Congrès revenu à une majorité démocratique. Theresa May essayant désespérément de sortir du labyrinthe du Brexit pour regarder au-delà du dilemme qui monopolise le monde britannique depuis des mois. Emmanuel Macron a été contraint de constater la "colère et l'impatience" des Français, mais il est déterminé à poursuivre les réformes. Enfin, Angela Merkel a déjà recueilli ces derniers mois le mécontentement des électeurs et, après avoir quitté la CDU au bout de 18 ans, elle regarde plus loin, en pensant peut-être même à son avenir, et prononce son discours de fin d'année sur le multilatéralisme et sur le rôle de l'Allemagne dans le monde, sur le renforcement de l'Union européenne.

Pour Mme May, il n'y a presque pas de tournant décisif, critiquée par ses ministres en vacances, le Premier ministre britannique a déjà convoqué une réunion du gouvernement le mercredi 2 janvier. Deux innovations entrent en vigueur cette semaine au Royaume-Uni, un plafond sur les prix de l'énergie et le contrôle des différences de salaires entre les dirigeants et les autres employés des grandes sociétés cotées en bourse, et le Premier ministre, dans son message de fin d'année, semblait inquiet.

Les critiques de ceux qui croient que le gouvernement, centré sur le détachement de l'UE, a négligé. Il demande donc l'accord conclu avec Bruxelles pour laisser le Brexit de côté et permettre à la Grande-Bretagne de prendre le tournant et de commencer un nouveau chapitre. Permettre au gouvernement d'aborder les problèmes liés à l'école, au logement, à la santé et à l'environnement. Le Brexit est important, a déclaré May, mais ce n'est pas la seule chose qui compte.

Même Emmanuel Macron est probablement soucieux de laisser 2018 derrière lui. Les protestations des Gilets jaunes contre sa politique jugée déséquilibrée ont creusé un gouffre entre lui et les Français. Soucieux de renouer les liens, Macron a dit ses vœux debout face à la caméra, devant un grand drapeau français et le mot fraternité écrit de façon bien visible. Un prêche pour expliquer en utilisant le mot "nous" pour teinter de faire croire qu'il se met au même niveau que "les gens qui sont rien" et de faire comprendre qu'il n'est pas résigné. Ces derniers jours, les manifestations se sont affaiblies, grâce aux concessions sur les faibles revenus faites par Macron et le gouvernement, qui veut maintenant lancer un débat national sur la manière de réagir à cette grande crise, de réconcilier réformes et solidarité sociale. Mais comme très affaibli, Macron devrait revoir sous ses fenêtres les manifestations des Gilets jaunes prêtes à exploser.

Au cours des prochaines semaines, Macron a également annoncé la relance de son projet européen, la colère des manifestants passe également par Bruxelles et les élections européennes qui rencontreront le mécontentement de tous les pays membres et donneront la mesure de la force des partis populistes et euro-sceptiques. Angela Merkel, qui souhaite que l'Allemagne travaille au renforcement de l'UE, pour encore plus la dominer, fait partie des personnes engagées à une Union plus grande. De plus, la chancelière a promis un pays plus projeté sur le front international, moins pris au piège de ses problèmes, "Nous devons nous lever, discuter et nous battre pour nos convictions plus qu’auparavant, et, dans notre intérêt, nous devons assumer une plus grande responsabilité", a déclaré Merkel lundi soir.

La chancelière allemande va dans la direction opposée à celle de Donald Trump. Qui a de nouveau choisi Twitter pour transmettre son message aux Américains. La fermeture d'une partie des services de l'administration publique pour le manque d'accord entre la Maison Blanche et les démocrates sur le financement relatif, Trump a passé la fin de l'année à travailler à la Maison Blanche, alors que tout le monde faisait la fête.

Au centre des divergences entre les deux camps, la construction d'une barrière "forte et puissante" à la frontière américano-mexicaine. Interrogé par Fox News lors du réveillon du Nouvel An, Trump a fait savoir qu’il n’était pas disposé à faire des compromis avec l’opposition démocratique sur la sécurité à la frontière: "Je suis dans le bureau ovale", a-t-il tweeté Trump. Démocrates, revenez des vacances et donnez-nous les votes nécessaires pour la sécurité des frontières, y compris le mur".

Au Congrès à la majorité démocrate, l'opposition espère un accord mettant fin à la fermeture sans engager de nouveaux fonds, mais le Sénat à la majorité toujours républicaine est une garantie de la poursuite de l'impasse. Même si chaque jour qui passe augmente le nombre de services fédéraux bloqués et de personnel qui reste sans salaire, pour le gouvernement américain, l'année commence mal.

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