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La France accepte de rapatrier ses prisonniers djihadistes

{Play}Des dizaines d'enfants accompagnés de leur mère doivent rentrer de la zone de conflit. La France est prête à accepter le rapatriement de ses citoyens traités comme des militants djihadistes, actuellement prisonniers en Syrie ou en Irak.

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Il s'agit d'un changement de doctrine, car jusqu'à présent le gouvernement, pour éviter les problèmes, préférait que ces personnes ne reviennent pas et soient jugées où elles se trouvent. Le retrait annoncé des troupes américaines des zones sous contrôle kurde en Syrie a modifié la situation.

Le Président Assad joue la montre avec les prisonniers étrangers

Les forces spéciales françaises présentes dans la région syrienne, environ 200 soldats, se sentent beaucoup plus vulnérables puisque ce sont les Américains, avec leurs hélicoptères et leurs porte-avions en Méditerranée, qui sont chargés d’évacuer les blessés et de fournir de la nourriture et des munitions aux victimes. Les Kurdes se sentent également plus démunis. S'ils étaient déjà lourdement gênés par la surveillance de quelque 900 djihadistes étrangers en leur possession, cela devient intenable après le départ des Américains.

Le Président Assad joue la montre avec les prisonniers étrangers pour tordre la main à ceux qui ont cherché sa chute. Selon la ministre de la Justice Nicole Belloubet, 82 djihadistes français auraient déjà été transférés, sous escorte militaire française, en Irak, dans l'attente de leur rapatriement. Entre les mains des Kurdes, il y aurait toujours 25 Françaises et 48 enfants. L'accueil des soi-disant "enfants du djihad", enfants qui dans de nombreux cas sont nés dans les bastions de l'EI, est considère comme un "défi républicain" d'intérêt national pour l'Elysée.

Les Français et les Britanniques auraient refusé de négocier directement avec Damas

La présence d'extrémistes français ayant combattu dans les rangs de l'État islamique (EI), y compris leurs épouses et leurs enfants, s'étend à d'autres régions. Ils sont dispersés en Syrie, dans le désert et dans la province d'Idlib, toujours sous le contrôle d'une ancienne franchise locale d'Al-Qaïda. D'autres auraient été capturés par le régime de Damas, ce qui complique encore les choses pour le gouvernement français confronté à un problème de sécurité, juridique, diplomatique et humanitaire.

Les prisonniers étrangers peuvent devenir, grâce à la situation instable en Syrie, une monnaie précieuse, en particulier pour le régime d'Assad. Le gouvernement de Damas joue habilement avec les gouvernements arabes et occidentaux. Dans la plupart des cas, ces gouvernements, comme l'Arabie saoudite, le Koweït et la Tunisie, veulent éviter à tout prix que leurs citoyens encerclés de djihadistes soient laissés à eux-mêmes et retournent dans leur pays pour commettre des attaques et le déstabiliser.

Assad tente maintenant de rendre la monnaie de leur pièce aux gouvernements qui lui sont hostiles et qui ont tenté, depuis des années, de le renverser. Il y aurait déjà des contacts discrets entre les différents services secrets pour résoudre le problème des prisonniers. Seuls les Français et les Britanniques auraient refusé de négocier directement avec Damas le sort de leurs citoyens emprisonnés. Pour autant Paris aurait ouvert une voie indirecte de discutions par Beyrouth via la médiation des services secrets libanais.

L’ONG kurde HeyvaKurd fait tout ce qui est en son pouvoir pour soigner et aider les personnes qui arrivent de Daech. La malnutrition, des maladies infectieuses telles que la leishmaniose, des blessures causées par la guerre, des brûlures, des femmes enceintes et des nouveau-nés nécessitent une attention urgente.

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