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George Soros craint d'avoir investi dans l'UE pour rien

{Play}Le milliardaire américain redoute que toutes ses interventions, à coups de millions d'euros pour défendre ses causes mondialistes, aient été faites à fond perdu. Il a déclaré craindre que l'Union européenne implose.

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George Soros a peur de voir son projet européen disparaître comme ce fut le cas pour l'Union Soviétique. Dans un éditorial publié par Project Syndicate et intitulé "Europe, réveille toi", l'homme d'affaires américano-hongrois a averti la "majorité endormie pro-européenne" de l'importance de "se réveiller" avant que l'Union européenne n'implose, ajoutant que les partis politiques européens devaient donner la priorité aux intérêts du bloc. Il estime en effet que les partis politiques pro-UE doivent mobiliser leur soutien avant les élections capitales du Parlement européen qui auront lieu en mai.

"Pour protéger l'Europe de ses ennemis, tant internes qu'externes, la première étape consiste à reconnaître l'ampleur de la menace qu'ils représentent. La seconde consiste à réveiller la majorité pro-européenne endormie et à la mobiliser pour défendre les valeurs sur lesquelles l'UE a été fondée."

Le bloc est "somnambule dans l'oubli" et pourrait bientôt se diriger vers un destin similaire à celui de l'URSS, a prophétisé Soros, très alerte malgré ses 88 ans. D'après lui, pour éviter une telle catastrophe, les partis politiques de droite doivent résister à l'attrait du scepticisme de l'UE qui traverse tout le continent et "faire passer les intérêts de l'Europe avant les leurs".

Il a reproché à la coalition au pouvoir allemande de ne pas être suffisamment pro-européenne par crainte de perdre des voix au profit du parti eurosceptique Alternative pour l'Allemagne (AfD), tout en félicitant les Verts allemands (également rouges) d'être "le seul parti constamment pro-européen du pays".

L’opposant déclaré du Brexit a déclaré qu’il n’était pas trop tard pour que le Royaume-Uni organise un autre référendum, ou encore mieux, pour "révoquer la notification britannique grâce à Article 50", un plaidoyer qui semble contredire, mais cela ne devrait étonner personne, l’affinité proclamée fort et haut de Soros pour la démocratie. Pour les gens comme Soros, la démocratie est toujours valable tant que l'on pense comme lui. Au Royaume-Uni, le milliardaire a été vivement critiqué pour avoir consacré plus de 800 000 £ aux campagnes pro-européennes, dont 400 000 £ à "Best for Britain", un groupe de campagne qui a été à l'avant-garde de l'activisme anti-Brexit.

Le chantre de l'ouverture des frontières aux quatre vents

Soros a reproché à l'UE de "mettre en œuvre de manière stricte" un accord "qui alourdit injustement des pays comme l'Italie où les migrants entrent pour la première fois dans l'UE". En conséquence, l'afflux massif de migrants en Europe a transformé l’Italie qui est devenue un bastion du populisme, d'après Soros.

Curieusement, il a omis de mentionner qu'il était l'un des principaux défenseurs de la politique de l'UE en matière de migration ouverte, une politique directement responsable du fait que l'Italie soit submergée de demandeurs d'asile. Le chantre de l'ouverture des frontières aux quatre vents a aussi omis de dire qu'il vit dans une résidence luxurieuse et immense entourée de hauts murs, sans doute pour éviter que les papillons, qui comme il se doit ne volent pas haut, ne pénètrent la nuit dans son royaume.

Si les dirigeants politiques européens ne parviennent pas à enrayer la montée des partis politiques populistes au sein du bloc, "le rêve d'une Europe unie pourrait devenir le cauchemar du XXIe siècle", a écrit Soros en conclusion. Malheureusement, Soros n’explique pas pourquoi il croit que la volonté démocratique des Européens constitue une menace aussi redoutable pour sa grande vision d’une Europe unie.

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