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L'écologie doit être positive, ni politisée ni manipulée

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{Play}Se sentir impliqué dans la vague écologique qui emplie la planète est un sentiment positif qui parait bien plus responsable que de ne pas s'en soucier. L'impression d'avoir affaire à des manœuvres qui cherchent à garder les consciences dans des indifférences inoffensives, pour les dirigeants du monde, est bien réelle.

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On peut reconnaître que la fonction d'arme de distraction massive exercée par les environnementalistes est à la hauteur des enjeux. Pour comprendre l'extrême radicalité des parties prenantes sur ce sujet, il est indispensable de résumer le lien entre le système économique capitaliste et la crise environnementale que le monde voit poindre à l'horizon.

Le capitalisme est un système dans lequel l'investissement de capitaux privés est le moteur de la croissance.

  • L’investissement privé a lieu si la fin de chaque cycle de production, le profit dépasse de manière significative le montant initialement investi.
  • La croissance des bénéfices nécessite la croissance de la production en capacité d'être monnayée par rapport à l'investissement.
  • La croissance de la production implique la croissance des processus de transformation et de consommation des ressources.
  • La concurrence sur le marché favorise la mobilité des biens et de la main-d'œuvre, ce qui amplifie tous les processus de transformation et de consommation des ressources.
  • Le système est basé sur la concurrence entre capitalistes en compétition pour les marges bénéficiaires. 
Les statistiques sont impitoyables

Dans ces conditions, le système capitaliste entre nécessairement en conflit avec les équilibres environnementaux. Bien entendu, cela ne signifie pas qu'un système non capitaliste doit automatiquement respecter les équilibres environnementaux. Cependant, il est en mesure de décider de le faire ou non.

Le modèle capitaliste suppose que pour chaque problème, un marché efficace de solutions sera créé. Cette hypothèse est un échec. Chaque problème est détecté, s'il est détecté toujours après le temps nécessaire pour collecter et évaluer les données épidémiologiques. Même là où il y a toujours une solution ad hoc, les besoins de la production auront déjà produit d'innombrables innovations avec les externalités associées, élargissant les fronts des problèmes.

Les Etats doivent être en mesure d'écouter les demandes de protection de la population

L'accent mis récemment sur le réchauffement planétaire, bien que ce problème semble être vraiment grave, risque de détourner l'attention du caractère systématique de la dégradation de l'environnement en cours. Outre le réchauffement climatique, les statistiques sont impitoyables sur la pollution de l'air et de l'eau, sur les engrais et les pesticides dans les eaux souterraines et tout le cycle alimentaire, sur la propagation des perturbateurs endocriniens et des mutagènes présumés dans une multitude de produits. Il est aujourd'hui confirmé par toutes les études publiées dans les revues scientifiques sérieuses que les effets secondaires sont légions comme les effets sur la croissance de nombreuses formes de tumeurs, les allergies, les intolérances alimentaires et de nombreuses affections d'origine épigénétique, l'effondrement de la fertilité dans de nombreuses zones industrialisées, la disparition accélérée de blocs entiers d'espèces vivantes, etc.

Le thème écologique offre à ceux qui peuvent le gérer une occasion unique de critiquer le modèle capitaliste sous des formes actuelles et universelles qui ne sont pas facilement accessibles. Dans les formes de dégradation écologique, le caractère auto-destructeur de cette "souveraineté économique" répondant au nom de "capitalisme" devient manifeste. La seule façon de mettre fin au déclin est de remplacer la souveraineté de l'économie par une souveraineté politique et populaire, car c'est l'intérêt général qu'il convient de protéger.

Les Etats doivent être en mesure d'écouter les demandes de protection de la population, sans menace de représailles économiques et financières, sans perte d'investissements et sans délocalisations, etc. Les Etats doivent adopter un modèle social visant le développement en utilisant la production. Cela équivaut à la revendication de la souveraineté populaire incarnée par les institutions démocratiques et équivaut à l'adoption d'un cadre de développement capitalistique mais entrant dans un cadre social compatible avec des formes limitées de marché.

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