ARTICLE PREMIUM

Une écologie fiscale punitive en réponse au ras-le-bol général

PREMIUM

{Play}À peine une campagne présidentielle s’achève, le temps des promesses est révolu, les engagements sont oubliés. Derrière la colère des Gilets jaunes, il y a la juste intuition que les sacrifices demandés en permanence sont inutiles ou servent d’autres intérêts que ceux qui sont présentés.

{Play}

Les belles annonces pleines d’espérance d’hier se sont soudain envolées et une accumulation de mauvais coups se dressent aux visages des nouveaux cocus de la Reine République. À l'age des nouveaux médias sociaux qui amenuisent les distances, alors que ce siècle fêtera d'ici peu ses vingt ans, nous connaissons des bouleversements de toutes sortes qui n'ont pas de pareil dans l'histoire de l'humanité. C'est dans les fondements et les répercussions de ces agitations que nous trouvons les véritables raisons à la dégradation lente mais permanente des conditions de vie des citoyens de beaucoup de pays partout dans le monde.

La perte quasi totale des prérogatives nationales

En France, sur l'ensemble de ses territoires, à ces bouleversements généraux viennent s'ajouter plusieurs autres grandes causes principales, liées entre elles, et qui engendrent un appauvrissement continue mais régulier, en quelque sorte au goutte à goutte, des classes moyennes. La première en importance stratégique est le fruit de la perte quasi totale des prérogatives nationales, en particulier la monnaie et les lois ; la seconde est la perte des pouvoirs de contrôle, en particulier des frontières ; la troisième est la perte des moyens de production, en particulier des activités industrielles.

Pour que le progrès social et les conditions de vie progressent au profit de toutes les classes de la société, il est nécessaire, comme ce fut le cas dans les années 1958 - 1975, que le pays soit dirigé par un Président qui préside en ayant les moyens de sa politique. Depuis les années 1980, nous avons de plus en plus des comptables qui comptent sans aucun pouvoir sur leur calculette. Alors ces derniers créent des mouvements de bras pour donner l'illusion d'agir et tromper ainsi un peuple crédule. À coups de discours plus faux les uns que les autres depuis 40 ans, ils nous font assister, au premier rang, à la dégringolade nationale.

La France est actuellement le pays qui a le système fiscal le moins compétitif

Avec le nouveau pouvoir en place, celui de Emmanuel Macron, le ras-le-bol fiscal est une réalité palpable avec un avenir assuré. Doux avec les vrais riches et dur avec les petits riches et toutes les classes moyennes, généreux avec les derniers arrivés légaux ou pas, nous découvrons la réalité d'une politique incohérente qui ne peut aboutir qu'à des lendemains très difficiles pour un pouvoir égocentriste. Après 18 mois d'erreurs, d’incompréhension et, disons-le, de raquettes fiscales assumés, rétablir la confiance du peuple, des investisseurs et des épargnants devient de plus en plus incertain.

La France est actuellement le pays qui a le système fiscal le moins compétitif. Pour la cinquième année consécutive, la constance est une vertu dont on se serait bien passé ici. Le classement accablant ne surprendra personne. Notre cher pays a l’un des taux nominaux d’impôt sur les sociétés les plus élevés de l’OCDE, 33,3%, mais aussi de nombreuses taxes pesant sur la marche des PME.

Quelques réformes fiscales, depuis 2017, ont été entreprises comme le taux d’imposition forfaitaire de 30% pour les revenus du capital mobilier. Mais les revenus du capital immobilier restent surtaxés. Dans l’ensemble, notre système fiscal en 2018 demeure donc identique à ce qu’il était en 2017. Plusieurs impôts comme la CSG, la taxe carbone, les taxes sur le diesel, etc. créent des réactions qui s'avèrent de plus en plus fortes mettant bientôt le pouvoir devant de graves mouvements populaires. Plus les mois passent, plus la désillusion du peuple devient abyssale, plus la colère s'exprime.

L’écologie fiscale punitive est un subterfuge qui prend les Français pour des idiots

En un an et demi, la mise en scène théâtrale improvisée s’est écroulée. Elle se dissout. Les figurants opportunistes venus de tous les horizons politiques ne peuvent cacher leur amateurisme et leur docilité. Ils affichent mépris et mensonges. Le mensonge est osé, insultant et grossier. Le gouvernement dispose d’un mandat de cinq ans pour réformer le pays et pas de 20 ans, le temps minimum nécessaire aux basculement vers les nouvelles nécessitées énergétiques. L’écologie fiscale punitive est un subterfuge qui prend les Français pour des idiots. L’appel à l’effort énergétique et financier des Français est foutaise, une supercherie éhontée à laquelle le Premier Ministre a recours à chacune de ses prises de parole.

Les résultats économiques du maître du temps n'étant pas là - par contre le manque de courage pour abaisser les dépenses publiques est lui bien présent - amène notre Président a recourir à des expédients pour boucler le budget national. Alors il est plus commode, et si facile, de faire payer les Français en leur racontant des bobards ! Mais le mensonge est trop nauséabond, pataud et plein d'un mépris devenu si habituel. 

Devenez auteur, devenez weborateur !
Connectez-vous et proposez vos articles à la rédaction. Ils pourront être publiés dans le Journal.
  Pour pouvoir consulter les commentaires de cet article, veuillez vous connecter.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous, c'est simple et gratuit !
No Internet Connection