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Croissance et récession : au-delà des armes de distractions massives

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La zone euro vacille, l'Allemagne plonge. Le déclin continu démontré par les récents rapports sur la zone euro enlève aux plus optimistes des europhiles tout espoir de reprise au second semestre. Une catastrophe, bien camouflée par les médias.

L'indice d'expansion de la production est très clair : 43,2 pour l'Allemagne, Italie à 48,4, Espagne à 48,2 , France à 49,7. Le cœur de la crise est allemand. Les prévisions concernant la production industrielle de juin étaient de -0.5, mais le chiffre réel s'est aggravé à -1,5%. La perte annuelle s'élève ainsi à 5,2%.

Le contexte n’a rien d’inconnu ni de surprenant pour des commissaires de l'Union européenne, avec un groupe de pays, dont en tête les Pays-Bas et l'Allemagne, qui sont sur le point de s'enliser. La prochaine période risque fort d’être une nouvelle bombe à retardement pour les classes moyennes inférieures.

Les clauses de sauvegarde sont déjà incluses dans les comptes des finances publiques. Il est facile d'imaginer comment toute augmentation des prélèvements affecterait les économies déjà étroites des classes populaires à cause de la fiscalité indirecte et régressive déjà la plus élevée au monde. La stagnation est déjà la ligne de tendance, avec quasiment pas de croissance et des données macroéconomiques bien médiocres. Malgré les vantardises entendues sur le sujet le chiffre réel du chômage national est juste en dessous du seuil psychologique de 10% - 9,8% pour être exact, très loin du plein emploi estimé à autour 3% des années 1960 -1970, avant l’UE et l’Euro.

Une crise profonde se prépare

La situation devient préoccupante car la locomotive allemande a fortement ralenti et toute les économies dépendantes intégrées dans sa chaîne sont en jeu. L’Allemagne est officiellement en récession manufacturière, la crise de son secteur automobile et les turbulences économiques en sont l'une des principales causes.

Le tableau est inquiétant pour les géants comme Daimler-Mercedes et Deutsche Bank et la contraction des bénéfices est significative pour tous les grands noms du secteur qui prévoient d'importantes réductions de personnel et qui déjà entament des projets de restructuration et des réductions de coûts.

Au-delà des armes de distractions massives, relayées par des médias dociles, que le pouvoir nous offre chaque jour, en choisissant le plan de communication et l'agenda politique, il faut bien comprendre qu'une crise profonde se prépare.

Les mois à venir semblent déjà écrits, surtout si nous considérons les données brutes de l'économie et leurs réflexes sociaux attendus, ainsi que les effets négatifs que certains choix politiques ont sur ceux-ci.

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