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Incompétence et illégitimité des élites : vers l'effondrement de la démocratie ?

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Les civilisations, les empires et les grandes sociétés ont une fin. Notre civilisation ne fera pas exception et les signes de son effondrement sont déjà là. Pour qu'un système politique soit légitime, les valeurs et les lois sur lesquelles il repose doivent être toujours respectées par tous. Les régimes où la corruption, l'inefficacité et l'incompétence dominent, connaissent plus vite une issue fatale.

Le droit divin des royautés a maintenu les rois de France même lorsque leur incompétence était manifeste. En Russie, le tsar était considéré comme étant le père de la nation malgré le maintien du servage longtemps après la révolution industrielle de l'Occident. La force de toute démocratie est sa légitimité. La candidate Hillary Clinton qui n'a pas accepté les résultats des élections pour la présidence américaine a perdu la confiance de tous les américains. En Afrique, les légitimités sont souvent à l'origine des conflit et parfois de guerres civiles.

Les Etats subissent une immigration incessante et progressive

Personne n'est au-dessus de la loi, mais les étrangers en situation irrégulière, nommés "migrants", ignorant les frontières des Etats, dont la plupart n'auront pas le droit d'asile au regard du droit international, semblent être, en apparence ou réellement, au-dessus de la loi aux yeux d'une grande partie des peuples. Comment une société avancée peut accepter d'absorber des centaines ou des millions de personnes, sans que le débat public soit au centre de cette situation ?

Poser simplement le problème, évaluer les avantages, les coûts, les attentes, les bénéfices, en prenant en compte les aspects sociales et humanitaires, que ces personnes apportent aux Etats qui subissent une immigration incessante et progressive, devrait aller de soi et faire l'unanimité au sein des pouvoirs. Demander à évaluer les conséquences de l'immigration sur le système de protection sociale prouve un "racisme ambiant" pour les torchemadas du monde politico-médiatique. Dans notre société laïque, la politique est devenue le substitut de la foi et le fanatisme politique a remplacé le fanatisme religieux.

La société est mûre pour la mobilisation de masse

Les opposants n’ont plus de divergence d’opinion mais constituent une forme de démon à exorciser de la société civile. La place publique s'est déplacée vers Internet. Les nouveaux milliardaires des technologies et du web sont devenus les empereurs qui imposent les discours acceptables, et les dirigeants au pouvoir semblent être aussi impuissants à les contrôler qu'ils le sont pour gérer la crise des frontières. Pendant ce temps, la dette publique augmente toujours, soutenue par les taux d’intérêt nuls, voire négatifs, qui mèneront à la prochaine crise financière.

La qualité de l’enseignement est devenue inversement liée à la hausse des coûts. Les collèges n'enseignent plus aux élèves comment penser, car l'indépendance de la pensée pourrait les amener à une divergence d'opinions avec les propagandistes se faisant passer pour des enseignants. Dans le monde des espaces sûrs et des crimes de pensée, la liberté d'expression se dissout comme neige au soleil à la porte des campus universitaires. Les professeurs d'université saluent la diversité et leur engagement en tant que condition d'emploi, de rétention et de promotion. Entre-temps, les organismes scolaires destinés aux masses populaires sont devenus des usines de propagande générant des diplômes inutiles qui ne fournissent aucune compétence à la population active.

Les temps de crise mobilisent la périphérie politique, les outsiders, les politiquement aliénés dont le type de politique a peu à voir avec le courant dominant. Le fardeau croissant de la dette de cette société laisse présager un tel effondrement. Dans les origines du totalitarisme, Hitler et Staline ont mobilisé des masses populaires. Lorsque les sociétés implosent dans un désastre économique, les identités fondées sur les classes s'effondrent. La société est mûre pour la mobilisation de masse.

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